Le conte de la princesse Kaguya

Il est des films dont on sait spontanément qu’on va les aimer.

Grande amoureuse des films produits par les studios Ghibli (notamment Le voyage de Chihiro et Mon voisin Totoro), je m’étais ruée sur la bande-annonce du Conte de la princesse Kaguya quand il est sorti au cinéma il y a un an et demi.

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Un « avant-goût » qui m’avait déjà bouleversée. Cette voix cristalline et ce piano mélancolique, ces couleurs tantôt pastel, tantôt éclatantes, cette énergie dans les mouvements…

Je vous laisse juges : montez un peu le son, et laissez-vous prendre.

Perso, je pleure.

Ce n’est que cette semaine que j’ai pu découvrir ce film, en Blu-ray et en V.O. (un jour, je crois que j’écrirai un manifeste pour la V.O.S.T.), et je dois dire que ma première impression s’est complètement confirmée. Ce film est poignant et magnifique, léger et déchirant.

L’HISTOIRE

Après quelques recherches sur le net, j’ai découvert que l’histoire de la princesse Kaguya est un conte traditionnel extrêmement connu au Japon, et qui compte de très nombreuses adaptations. Toujours est-il que je ne connaissais absolument pas cette histoire. J’essaierai donc ici de ne pas trop vous en dévoiler (selon moi, même la jaquette du DVD en dit trop).

Un beau jour, un vieux coupeur de bambou découvre, dans une pousse de bambou, une minuscule princesse qu’il croit envoyée par les dieux.

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Sa femme et lui n’ont pas d’enfant. Déjà, ils l’aiment comme leur propre fille et décident de l’élever, convaincus qu’elle est promise à un destin sublime. Je n’en dirai pas plus ici.

Petit aparté : un enfant d’origine divine, abandonné puis recueilli par d’humbles mortels… ça sent effectivement le texte fondateur à plein nez. Je crois que les mythologies indo-européennes sont peuplées d’histoires telles que celle-ci. Ça fait partie des choses qui me séduisent.

LE FILM

Les dessins façon « crayonnés » voire « esquisses » sur des décors d’aquarelle confèrent une atmosphère irréelle à ce film. On assiste à une véritable célébration de la nature et du fil des saisons. Point de gratte-ciel ni de pollution : nous voilà plongés au cœur d’estampes japonaises.

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J’ai trouvé les bruitages d’une très grande qualité et d’une poésie folle : le bruit creux de la machette sur le tronc d’un bambou, l’énergie d’un oiseau qui s’ébroue, le choc feutré des pas sur les caillebotis…

MON VERDICT

Vous l’aurez compris, j’ai été conquise. Plus que ça, j’ai été profondément émue.coup_de_coeur

Le conte de la princesse Kaguya n’est pas un film dont on ressort guilleret et souriant. Certes, nombreux sont les moments où l’on éclate de rire (devant la tendresse bourrue du vieux coupeur de bambou, ou l’espièglerie de Kaguya adolescente). Mais on traverse le film avec un sourire au bord des larmes, car même quand « tout va bien », on soupçonne en filigrane quelque chose de bouleversant.

Toutes les images de cet article sont des photogrammes issus du film.

 

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3 réflexions sur “Le conte de la princesse Kaguya

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